Ne sommes-nous pas appelés à être des lumières ?
Qui resplendissent de la joie du Père.
Ne sommes-nous pas appelés à donner,
Sans tristesse à celui qui vit dans la pauvreté.
Comment puis-je chanter "Je t'aime Seigneur !"
Et me détourner de celui qui pleure.
Pourquoi invoquerai-je Ton nom Eternel ?
Si je ferme les yeux à celui qui est dans la misère.
Je viendrai plutôt m'humilier,
Assise à Tes côtés ...
Je te dirai :
"Apprends moi à donner sans contrainte,
Fais moi entendre les plaintes
De ceux qui ont faim,
Qui sont dans le chagrin !"
Tu me réponds :
"Ce n'est pas seulement de pain et d'eau,
Qu'ils ont besoin ...
Mais aussi de Ma vie, car Je suis le chemin."
Je m'incline et je prie :
"Me voici, envoie moi car j'entends les cris
Du malheureux qui a faim de nourriture,
Mais aussi de justice, de vérité et d'amour pur !"
C'est pas toi qui la choisira,
C'est Dieu qui le fera pour toi.
C'est plus la peine de pleurer,
Car le temps de l'amour est arrivé.
Ta "Rebecca" viendra,
A l'heure où tu ne t'y attends pas.
Prépare ton coeur à la recevoir,
Et fixe vers Dieu ton regard !
Il se penche de Sa demeure sainte,
Pour chasser toutes tes craintes,
Tes doutes, tes luttes qui semblent sans fin.
Il fait lever un jour nouveau,
Où ton ciel sera beau.
Tes yeux s'ouvriront pour découvrir,
Ta princesse pour qui tu soupires !
Souris à Ton Seigneur,
Qui possède la clé du véritable bonheur.
Un jour, Jésus rencontra un homme malade.
Il était lépreux et il se prosterna devant le Seigneur,
en disant :
"Seigneur, si Tu le veux, tu peux me rendre pur."
Jésus étendit la main,
le toucha et dit :
"JE LE VEUX, SOIT PURIFIE."
Aussitôt, le lépreux fut guéri.
Matthieu 8 / 3
Jésus n'a point rejeté le lépreux,
mais l'a accueilli et guéri.
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
« Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Hé quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ?
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit et l'on respire,
Tout dise : « Ils ont aimé !